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Étude comparative entre standard passif et RT 2012

9 juin 2015, par Margaux

La RT 2020 approche à grand pas et, avec elle, l’échéance de la transition énergétique. Dans cette optique, le gouvernement français s’est engagé à :
- diminuer de 30 % la consommation d’énergie fossile en 2030
- réduire la consommation d’énergie finale de 50% à l’horizon 2050

Cette baisse des consommations ne peut être tenue que si le premier poste des consommations énergétiques, le bâtiment, s’engage dans une voie de sobriété énergétique.

Le Bâtiment Passif apparaît donc comme la voie incontournable de la sobriété énergétique, comme l’a souligné l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Techniques du parlement français : « le label de la Maison passive (Passivhaus) s’impose comme un standard de référence en Europe. [...] Il pourrait être dès lors prudent de reconnaître ce label comme une modalité de la réglementation thermique française : le passif s’impose comme le standard de demain ».

La présente étude a pour but de mesurer la performance énergétique réelle des bâtiments passifs labellisés et de la comparer à celle de bâtiments construits selon les prérequis de la RT 2012. Le rapport revient sur le rôle central que le logiciel de référence de conception thermique, le PHPP (Passive House Planning Package), joue pour obtenir des résultats réellement performants.

LE PASSIF, POUR ALLER PLUS LOIN

La première partie de l’étude s’attache à prouver que la construction passive est la base indispensable pour la RT 2020.
Après un rappel des critères et des avantages du standard passif, l’étude met en lumière la corrélation positive entre bâtiments passifs et positifs. En effet, un bâtiment qui peut ramener au minimum ses besoins en énergie (standard passif) peut facilement les couvrir en optant pour les énergies renouvelables (solaire, solaire thermique, géothermique, éolien…) et ainsi atteindre le niveau positif.

La construction passive prouve également sa valeur dans les moments de forte consommation énergétique. L’exemple étudié atteste que les maisons passives ayant fait le choix des ENR pouvaient couvrir en grande partie leurs besoins résiduels, même en périodes tendues. Le passif propose ainsi une sobriété conviviale en réservant l’énergie aux voisins qui en ont le plus besoin et une base concrète aux territoires à énergie positive.
Par la suite, l’étude revient sur les différences entre la RT 2012, les labels Effinergie qui en découlent et la construction passive.
Les labels Effinergie et le label Bâtiment Passif se basent sur des critères semblables mais témoignent de différences notables, explicitées ici en détail. Dans un premier temps, l’étude modifie 3 types de bâtiments passifs (maison individuelle, résidentiel collectif, bâtiment tertiaire) pour les faire correspondre au standard RT2012, Effinergie+ et Bepos-Effinergie.
Pour ce faire, elle compare la construction sur des points spécifiques (fenêtres, enveloppe...) et simule les modifications à apporter dans l’optique de la RT 2012 afin de connaître les besoins énergétiques effectifs.
La finalité est de pouvoir cartographier la faisabilité du bâtiment à énergie positive en France, selon qu’il se base sur l’efficacité énergétique requise par le passif ou qu’il se contente de l’efficacité moyenne proposée par la basse consommation.

Pour explorer plus en détail cette comparaison et accéder aux résultats obtenus, téléchargez le rapport complet.

LE PHPP SORT DE L’OMBRE

La seconde partie de l’étude lève un peu plus le voile sur l’outil indispensable de la conception passive : le logiciel PHPP.

En développement continu depuis près de 15 ans, le logiciel PHPP est un outil de simulation thermique validé par la mesure. Le PHPP donne la priorité à une approche physique des phénomènes en jeu. Il permet de modifier un bon nombre de paramètres, et s’appuie sur des hypothèses par défaut raisonnables, issues de la pratique.

En entrant les conditions d’exploitation du bâtiment, on obtient une projection des consommations et du "fonctionnement" du projet passif.L’une des principales forces du logiciel réside dans la cohérence de ses projections avec la réalité du terrain : moins de 15% de marge d’erreur, quand les écarts entre projection du logiciel THBCE et mesures réelles sont notoirement élevés.

Dans l’optique de rendre le Bâtiment Passif praticable en tous lieux, le PHPP est développé sous Excel, un logiciel courant et facilement manipulable. Il prend également comme référence la Surface de Référence Énergétique (SRE), une surface internationale, et très proche de la Surface de Plancher, utilisée comme référence en France.
Dans le souci de rendre le Bâtiment Passif accessible, le PHPP se concentre sur un nombre précis de situations à considérer, afin de délivrer des résultats facilement analysables :

- la prédiction de consommation d’énergie en fonction des choix de conception au niveau de l’enveloppe et des systèmes
- l’évaluation simplifiée de la qualité de l’air
- l’évaluation du confort intérieur en saison chaude.

L’étude aborde également la compatibilité du logiciel PHPP avec les bâtiments passifs tertiaires. En effet, ces bâtiments souvent densément occupés et avec un besoin énergétique conséquent (parc informatique, cuisine...) peuvent représenter un défi sur le plan de la surchauffe, l’un des axes de travail du logiciel.

Le rapport détaille enfin la concordance entre rénovation et PHPP : le logiciel est-il adapté aux bâtiments dont la constante de temps n’est que de quelques heures seulement ?
Pour ce faire, le rapport s’appuie sur plusieurs cas concrets en France et à l’étranger, notamment les cas du projet européen EuroPHit.

Pour découvrir le PHPP plus en détail et mieux comprendre son fonctionnement, téléchargez l’étude en cliquant ici et reportez-vous en page 27.



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