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Le glossaire de la Maison Passive

18 février 2013, par lamaisonpassive

Quelques concepts et abréviations qui reviennent souvent lorsque l’on parle de Maison Passive :

— Apports passifs : Utilisation de l’énergie solaire pour l’éclairage (naturel), le chauffage (ou la climatisation). L’énergie lumineuse du soleil pénètre dans les pièces par les fenêtres. Elle est absorbée par les murs, le plancher et les meubles et rejetée sous forme de chaleur. Des baies vitrées, optimisées par du triple vitrage ainsi qu’une bonne ventilation permettent de diminuer les apports en autres énergies.

— BBC : Bâtiment Basse Consommation. Un label proposé par l’association Effinergie. A fortement inspiré la réglementation thermique RT 2012. Ce label fixe à 50 kWhEP/(m²SHON.an) l’exigence thermique (corrigée en fonction de la zone climatique et de l’altitude). On prend en compte, lors du calcul : les consommation de chauffage, d’eau chaude sanitaire, le refroidissement, l’éclairage et annexes de chauffage, eau chaude sanitaire et ventilation et la surface hors oeuvre nette (SHON)

— Bebio : Egalement appelé "BBio". Il s’agit du Besoin Bioclimatique. C’est d’une des 3 exigences principales de la RT 2012, valorisant la conception bioclimatique des bâtiments, pour limiter leurs besoins. Le Bebio est un coefficient qui évalue le besoin de chauffage, de refroidissement et d’éclairage artificiel du bâtiment.

— BEPAS : Création du Grenelle des Associations en 2007, le BEPAS pour "Bâtiment à Energie PASsive" se voulait être une transcription du standard "Bâtiment Passif®/Passivhaus®". Pour l’instant pas de définition réglementaire.

— BEPOS : Pendant du BEPAS, il annonce les "Bâtiments à Energie POSitive". Ces bâtiments produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Joli concept marketing à succès, la réalité est toute autre : on compense un peu les consommations sur l’année, et très peu lorsqu’il le faudrait vraiment (pic de froid d’hiver). Une chance pour le photovoltaïque... désormais "made in China".

— Bioclimatique : Un habitat bioclimatique est un bâtiment dans lequel le chauffage et la climatisation sont réalisés en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air. Il faut donc trouver l’harmonie entre l’habitat, les habitudes des occupants et le climat pour optimiser les besoins de chauffage. Voir le site wikipedia

— Blower-Door Test (ou test de la porte) : Test d’infiltrométrie qui vise à déterminer l’étanchéité à l’air d’un bâtiment. Il consiste à insuffler de l’air en surpression à 50 Pa et d’en mesurer les déperditions. Une maison passive ne doit pas avoir une valeur de déperdition de plus de 0,60 par heure. C’est à dire qu’en une heure, moins de 0,6 fois son volume d’air ne doit s’en échapper accidentellement... Grâce à ce test, on peut connaître la quantité d’air qui entre dans le bâtiment en dehors des systèmes de ventilation et les endroits à colmater en conséquence. Pour effectuer le test, on place un infiltromètre à l’entrée du bâtiment. Cet appareil est équipé d’un ventilateur et d’une toile de nylon permettant l’étanchéité de la porte d’entrée, en ne laissant passer l’air qu’au travers du ventilateur.

— CEP : Consommation d’énergie primaire. Elle s’exprime en kWhep/(m².an) et donne une indication des consommations.

— CMAX : Exigence de résultat limitant les consommations d’énergie primaire des 5 usages : chauffage, climatisation (éventuelle), éclairage, eau chaude sanitaire, besoins électriques des auxiliaires permanents (pompes et ventilateurs). La valeur du Cmax est de 50 kW(ep)/m²/an, ajusté selon la localisation géographique, l’altitude, l’usage final du bâtiment, la surface moyenne des logements et les émissions de gaz à effet de serre.

— CESI : Chauffe-eau solaire individuel. Il produit l’eau chaude sanitaire grâce à l’énergie solaire. L’eau glycolée (contenant un liquide anti-gel) circule dans le panneau solaire et transmet sa chaleur à l’eau sanitaire en passant dans un échangeur thermique. Cette eau, libérée de sa chaleur, repart ensuite vers les capteurs où elle est à nouveau réchauffée.

— Coefficient de récupération de chaleur : il détermine l’efficacité d’un échangeur de chaleur en donnant le pourcentage de la chaleur extraite de l’air sortant retransmise à l’air entrant. On atteint des valeurs allant jusqu’à 90% de chaleur récupérée.

— Coefficient U : Le coefficient de transmission thermique (aussi appelé coefficient d’isolation thermique). Il s’exprime en W/(m²K) et détermine la déperdition de chaleur (exprimée en W) à travers une surface (exprimée en m²) en fonction de la différence de température (exprimée en K) de chaque côté de celle-ci. Le coefficient (anciennement k) s’est imposé comme étant la valeur la plus efficace pour préciser les capacités des matériaux isolants. Quelques données.

— Coefficient λ : Le coefficient de conductivité thermique. Il s’exprime en W/(mK) et chiffre la capacité d’un matériau à conduire (ou non) la chaleur. Voir également : "conduction de la chaleur".

— Coefficient Ug : Il définit les performances d’isolation d’un vitrage.

— Coefficient Uw : Il définit les performances globales d’isolation d’une menuiserie (menuiserie + vitrage)

— Compact : Fait référence aux "systèmes compacts" ou "appareils compacts", etc., où la fonction ventilation est associée à un échangeur de chaleur, à un chauffage d’appoint ainsi qu’à un ballon d’eau chaude. On parle aussi de systèmes "tout-en-un" ou "systèmes multi-intégrés"

— Compacité : On parle également de "compact" pour un bâtiment. La compacité du bâtiment est le rapport de la surface des parfois en contact avec une zone non chauffée (paroi déperditive) par le volume chauffé. A volume chauffé égal, plus un bâtiment est compact, plus la surface des parois déperditives est faible. S’orienter vers un bâtiment compact permet de réduire les déperditions par les parois extérieures mais également la quantité de matériaux nécessaire à sa construction.

— Conduction de la chaleur : C’est la propriété qu’a un matériau de conduire (ou non) la chaleur du côté le plus chaud vers celui le plus froid. La conduction dépend de l’épaisseur du matériau.

— Décote verte : C’est la moins-value due à la moindre performance environnementale du bien immobilier par rapport à la moyenne du marché. La décote peut être évitée par réalisation de travaux adaptée.

— Déphasage thermique : L’été, quand le bâtiment accumule de la chaleur puis la restitue de manière diffuse à l’intérieur du bâtiment, avec un décalage plus ou moins important dans le temps suivant son inertie thermique. Le déphasage représente le décalage de temps entre le pic de température extérieure et le pic de température à l’intérieur du bâtiment. Il est donc considéré comme un atout pour le confort d’été car il retarde le transfert de chaleur aux travers des parois du bâtiment dans la journée.

— DPE : Diagnostic de performance énergétique. Il permet d’identifier les consommations prévisionnelles d’énergie des logements. Il est représenté sur une étiquette et indique l’impact de ces consommations sur l’effet de serre.

— Echangeur de chaleur : Dans les échangeurs de chaleur (ventilation), la chaleur contenue dans l’air sortant y est extraite pour être transmise à l’air frais entrant. Plusieurs types d’échangeurs existent, le plus efficace étant celui à flux inversé. Il est parfois associé à un chauffage d’appoint, le tout dans un seul appareil "compact". Voir également : "coefficient de récupération de chaleur", "compact", "VMC".

— Effinergie : Norme attribuée aux maisons répondant aux exigences du label BBC (bâtiment basse consommation), pour une consommation d’énergie inférieure à 50 kWh/m² par an.

— Energie grise : Quantité d’énergie nécessaire à la production et à la fabrication des produits. Un bilan d’énergie grise additionne l’énergie dépensée du début à la fin du cycle de vie d’un produit : sa conception, l’extraction et le transport des matières premières nécessaires, de la transformation de ces matières premières, et la fabrication du produit, de sa commercialisation de son usage et de son recyclage.

— Energie primaire : Correspond à l’énergie nécessaire au consommateur (énergie consommée dans le logement), qui inclut les pertes survenues tout au long de la chaîne énergétique (production, transformation, transport, distribution et stockage)

— Etanchéité à l’air : (ou perméabilité à l’air) Pour assurer le confort dans la maison, celle-ci doit éviter les déperditions accidentelles, notamment d’air chaud. A ce titre, son étanchéité à l’air est primordiale. Voir également : "Blower-door test".

— Etiquette climat : Elle indique l’impact annuel de la consommation énergétique sur les émissions de gaz à effet de serre sur une échelle allant de A (émission faible, inférieure à 6 kilos d’équivalent carbone/m²) à G (émission importante, supérieur à 80 kilos d’équivalent carbone/m²).

— Etude thermique : Une étude thermique permet de définir une installation de chauffage ou de climatisation ; ou de réaliser un bilan thermique en étudiant les caractéristiques thermiques d’un bâtiment : calcul des déperditions (statiques par les parois et par renouvellement d’air), établissement des puissances à mettre en oeuvre tant pour les générateurs comme pour les chaudières ou les groupes frigorifiques, définition des réseaux hydrauliques ou aérauliques jusqu’aux terminaux : radiateurs, poêle à bois ou à pellets, plancher chauffant.

— Fibres de bois : Proviennent du broyage des chutes de bois issues des scieries. On obtient des fibres souples ou dures. La fibre soupe est appelée "laine de bois", de par sa consistance. En vrac, elle est insufflée ou projetée. Après ajout d’eau, elle est utilisée sous la forme de panneaux souples.. Elle peut être également ensuite coulée, laminée et séchée ou être transformée en panneaux aggloméré de profilages, densité et épaisseurs multiples.

— Inertie thermique : L’inertie thermique d’un bâtiment est sa capacité à stocker de la chaleur dans ses murs, planchers, etc. Plus l’inertie d’un bâtiment est forte, plus il se réchauffe et se refroidit lentement. L’inertie des matériaux d’une maison améliore sensiblement son confort et peut générer de l’économie en consommation d’énergie, surtout en demi-saison.

— ITE : Isolation thermique extérieure ; procédé d’isolation qui place l’isolant côté extérieur à la structure poreuse, tel un "manteau thermique" enveloppant le bâtiment. Ce système a l’avantage d’éliminer la plupart des ponts thermiques à l’exception de ceux relatifs aux balcons. Elle renforce également l’inertie thermique du bâtiment.

— Label Minergie : Le standard Minergie© est un standard de construction suisse, permettant une utilisation rationnelle de l’énergie et une mise en oeuvre plus large des énergies renouvelables, tout en assurant une amélioration de la qualité de vie, une meilleure compétitivité et une diminution de l’atteinte à l’environnement. L’objectif de ce label est défini sous la forme d’une valeur limite de consommation d’énergie. Les approches sont multiples. Il est important que l’ensemble du bâtiment sot considéré comme un système intégral : l’enveloppe avec les installations techniques.

— Laine de verre : Laine minérale composée de fils de verre très fins. Son pouvoir isolant vient des nombreuses bulles d’air enfermées entre les éléments.

— Laine de roche : Laine minérale obtenue à partir de mélanges de minéraux naturels : silices, calcaire argileux ou schisteux. Son pouvoir isolant vient des nombreuses bulles d’air enfermées entre les éléments.

— Maison bioclimatique : Il s’agit d’un habitat écologique qui va utiliser à son avantage son environnement et la topologie du lieu de construction dans le but de réduire les déperditions de chaleur en favorisant les apports solaires et en diminuant l’exposition au vent. Ce type de bâtiment est construit avec des matériaux naturels et thermiquement performants afin d’optimiser encore plus les aspects écologique et énergétique.

— Maison passive : Un concept de construction à très basse consommation d’énergie qui fait qu’on les appelle souvent "maison sans chauffage". Le concept est basé sur l’utilisation de l’apport de chaleur "passive" du soleil, sur une très forte isolation (des murs, des fenêtres, etc.), sur l’absence de ponts thermiques, sur une grande étanchéité à l’air ainsi que sur le contrôle de la ventilation. Trois critères permettent de déterminer si un bâtiment peut obtenir le label "Maison Passive" : des besoins en chauffage inférieurs à 15 kWh/(m2.a) ou une puissance de chauffe inférieure à 10 W/m² ; une étanchéité de l’enveloppe de n50 ≤ 0,6 h-1 (la maison ne doit pas perdre plus de 0,6 fois son volume d’air par heure ; des besoins en énergie primaire totale (électroménager inclus) inférieurs à 120 kWh/(m2.a)

— MOB : Maison à ossature bois. Le bois n’est pas le seul type de construction de la Maison Passive (même s’il est très souvent utilisé). Tous les types d’ossatures peuvent être labellisés "passifs".

— Ouate de cellulose : Elle est obtenue à partir de papiers recyclés, réduits en flocons puis stabilisés à l’aide de différents agents et ignifugeants (sel de bore, gypse, etc.). Cet isolant se présente sous deux formes : en vrac ou en panneaux.

— Pare vapeur : Le pare-vapeur est un film que l’on place du côté intérieur des isolants pour éviter que la vapeur d’eau n’y pénètre, ce qui réduirait considérablement leur efficacité.

— Performance énergétique : Quantité d’énergie consommée par an et par bâtiment en fonction de la qualité de son bâti, de ses équipements et de son mode de fonctionnement. Elle vise le confort thermique avec une exploitation annuelle optimisée des énergies consommées et l’utilisation des énergies renouvelables comme le solaire thermique et photovoltaïque ou les pompes à chaleur

— Photovoltaïque : L’énergie solaire photovoltaïque est l’électricité produite par transformation d’une partie du rayonnement solaire par une cellule photovoltaïque. L’installation solaire peut alimenter un besoin sur place (en association avec un moyen de stockage) ou être injectée, après transformation en courant alternatif, dans un réseau de distribution électrique.

— Ponts thermiques : Dans un bâti, ce sont les endroits où la chaleur s’échappe plus vite qu’à d’autres. Ceux-ci sont généralement dus à l’assemblage des éléments porteurs de l’édifice : un défaut ou une diminution de la résistance thermique. En Maison Passive, il s’agit d’éradiquer ces zones.

— Puits canadien : Le procédé consiste à alimenter un bâtiment en air en faisant auparavant circuler cet air dans un conduit enterré qui, selon les conditions climatiques, le refroidit ou le préchauffe, en utilisant l’inertie thermique du sol.§ L’air sert de fluide calo-porteur, tandis que le tube sert d’échangeur thermique tout en canalisant l’air jusqu’au bâtiment.

— RT 2005 : Réglementation thermique 2005, la réglementation que les bâtiments neufs doivent respecter. Voir le site : RT2005

— RT 2012 : La RT, le retour. Elle remplace la RT 2005 en 2011 pour le tertiaire et en 2013 pour le résidentiel. Elle est obligatoire depuis le 1er janvier 2013. Les 3 exigences de cette RT sont : le respect du Bbio (le besoin bioclimatique du bâtiment), le respect de la Cep (consommation énergétique conventionnelle du bâtiment) et le respect du Tic (température intérieur conventionnelle d’été). La suite d’une longue série... RT2012... En attendant la RT 2020 !

— Thermographie : La thermographie infrarouge appliquée aux bâtiments est une technique de cartographie des températures de surface, une méthode qui permet de visualiser et de représenter la répartition de température sur une partie de l’enveloppe d’un bâtiment. Elle permet de mettre en évidence différentes pathologies thermiques de la construction : ponts thermiques, défauts liés aux isolants ou l’étanchéité à l’air.

— Toit végétal : Toiture recouverte de végétation contrairement à des matériaux couramment utilisés (tuiles, bois ou tôle). Un impact technique sur la durabilité et le confort du bâtiment (protection contre les chocs thermiques, protection de l’étanchéité, inertie thermique permettant de réaliser d’importantes économies d’énergie).

— Valeur verte : C’est la valeur nette additionnelle d’un bien, dégagée grâce à une meilleure performance environnementale, pouvant être liée à la performance énergétique mais également à l’accès aux transports en commun, aux matériaux de construction, à l’obtention d’un label, à la qualité d’insertion dans la biodiversité locale...

— VMC : Ventilation mécanique contrôlée. Système mécanique composé d’un ou plusieurs ventilateurs dont le but est de renouveler et d’assainir l’air intérieur d’un bâtiment. Une VMC permet de limiter les pertes de chaleur habituelles occasionnées par une ventilation traditionnelle. L’air vicié ou l’air à assainir est extrait de l’habitat mais sa chaleur est récupérée afin de préchauffer l’air neuf venant de l’extérieur.

— VMC hydroréglable : La VMC simple flux hydroréglable fonctionne comme la VMC simple flux classique, la différence se situant au niveau du contrôle de la ventilation : celle-ci est adaptée au taux d’humidité relative. Des systèmes simples disposent d’un contrôle uniquement au niveau du ventilateur. Les plus élaborés proposent une modulation en fonction de l’humidité au niveau des bouches d’extraction (hygro A), ainsi qu’éventuellement des entrées d’air (hygro B), permettant une régulation du débit d’air par pièce.

— VMC double-flux : Ce système, obligatoire en Maison Passive, permet de limiter les pertes de chaleurs inhérentes à la ventilation. Il récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la pièce et l’utilise pour réchauffer l’air neuf, filtré en provenance de l’extérieur. Ce système met en oeuvre un échangeur et deux réseaux de gaine. Ces réseaux sont chacun animés par un ventilateur. L’échangeur de chaleur air/air ou échangeur statique, permet le transfert de chaleur sans contact, assurant la qualité de l’air amené dans la pièce.

— Ventilo-convecteurs : L’eau chaude ou l’eau froide produite par la pompe à chaleur (suivant la saison) circule dans un réseau de canalisations isolées qui viennent alimenter les ventilo-convecteurs du logement. Le ventilateur (intégré à l’appareil) est là pour garantir une meilleure diffusion de la chaleur (ou de la fraîcheur) dans toute la pièce. Ce type d’émetteur permet de contrôler son confort dans chacune de ses pièces. Il présente également l’avantage de filtrer l’air intérieur du bâtiment et de le déshumidifier en été.

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