10 ans de labellisation Bâtiment Passif : quelles évolutions ?

Pour ce 2ème temps fort de son année anniversaire, La Maison Passive s’est entretenue avec un labellisateur de la première heure, et spécialiste de la construction passive, Simon Camal.

A travers le récit de ses années d’expérience, il nous livre un point de vue à la fois expert et limpide des enjeux de la labellisation Bâtiment Passif, hier, aujourd’hui, mais aussi demain.

L’entretien est à lire dans son intégralité dans un article complet de 9 pages, mais vous pouvez en découvrir des morceaux choisis ci-dessous.

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Un changement d’échelle

Simon Camal a d’abord été le témoin du passage de relais entre les précurseurs des origines et les acteurs de grande envergure.  Il se souvient du moment de bascule, en 2013, quand les bailleurs sociaux, les promoteurs immobiliers et les bailleurs privés sont entrés dans le jeu : «Un net changement s’est fait sentir, en termes de volume comme de typologie des bâtiments labellisés. »

Un changement d’échelle qui se transforme en véritable effet multiplicateur du côté des bailleurs sociaux : « Vilogia, organisme d’envergure nationale, fait labelliser 6 projets simultanément. Dans le Nord, Notre Logis commence par faire certifier un immeuble de logements sociaux, puis, satisfait, fait construire son siège en passif. »

Récemment, ICF, 4ème bailleur de France, visitait des projets passifs à Montreuil…

Une constante : la recherche de la qualité

« Un élément qui est constant à travers les années, c’est l’état d’esprit dans lesquels sont entrepris les projets labellisés », explique encore Simon Camal, car : « l’esprit du passif s’allie bien avec l’aspect qualité du travail. »

 Une qualité également due au chemin parcouru par les professionnels : « Une autre évolution est le saut qualitatif des dossiers de labellisation. Il reflète […] l’évolution du marché et sa montée en gamme en termes de compétences. »

Sur le confort d’été, force est de constater que des efforts restent encore à fournir. La labellisation contribue à instaurer de bonnes pratiques : « On peut dire que la certification a encouragé une culture de  la protection solaire pour une raison simple : on ne donne pas le label aux projets qui surchauffent. »

ENR, ACV, BIM : être en phase avec les enjeux actuels

Enfin, on s’aperçoit que le label évolue constamment pour répondre aux enjeux énergétiques les plus contemporains.

D’une part, il a pris le parti de valoriser les constructions qui intègrent des ENR à travers ses déclinaisons « Plus » et « Premium » ; d’autre part, il encourage les porteurs de projets plus frileux via le label BaSE. Simon Camal explique : « Le niveau d’exigence requis par la certification BaSE se rapproche plus de la façon actuelle de travailler des équipes. C’est donc une façon de les inciter à aller vers le passif, sans fixer un objectif rébarbatif. »

Si le BIM commence seulement à intégrer la dynamique des projets certifiés, les enjeux bas carbone, font, eux, déjà franchement partie de la culture passive. Ainsi, « 50% des projets passifs s’appuient [d’ores et déjà] sur le bois. » De quoi aborder sereinement les enjeux récemment définis par le label E+C-…

Retrouvez l’intégralité du témoignage dans l’article complet à télécharger.

Une année riche en temps forts

Pour fêter ses 10 ans d’action, La Maison Passive vous propose de retrouver toute l’année « des temps forts » riches en rétrospective, en information, voire en émotion…

En janvier, vous pouviez découvrir le tout premier rapport  d’activité de  l’organisation.  Et   en   juin,  La Maison Passive vous convie à un événement anniversaire pensé spécialement pour les membres de l’association. Un moment pour vous remercier pour votre engagement actif à nos côtés !

Le 2 juin, nous vous convions donc pour un moment rétrospectif mais aussi festif à la mairie du 2ème arrondissement de Paris. Plus d’informations à suivre bientôt !

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